À popos
Premiers pas vers le sud et changement de cap
Après une enfance passée dans la banlieue nord de Paris, je suis partie dans le sud…de la région, à l’université d’Orsay. Après l’économie, je me dirige enfin vers les sciences pour m’ouvrir les portes de l’aéronautique. L’université baignait dans la nature, je longeais le ruisseau en allant en cours, j’allais courir dans les bois. J’avais trouvé mon environnement, ma bulle, mon espace.
Direction Toulouse
Mon premier voyage dans la ville rose m’a offert le rêve d’y vivre. J’y suis retournée pour mes stages et les week-ends pour me ressourcer : Toulouse, Carcassonne, les Pyrénées me redonnaient l’air dont je manquais, l’espace dont j’avais besoin. Mon objectif était clair : vivre à Toulouse, travailler dans l’aéronautique, me rapprocher des Pyrénées, les voir depuis chez moi.
Ces montagnes m’attiraient. Souvenirs de vacances, de liberté avec les cousins, de paysages magnifiques, d’aventures sur les chemins, d’un premier sommet gravi : le pic Carlit. J’ai fini par décroché une dernière année d’études à Toulouse. L’installation prenait forme, jusqu’à être définitive en y trouvant du travail.
Objectif atteint : je vis à Toulouse, je travaille dans l’aéronautique, je vais me balader le week-end dans les Pyrénées.
Au fil du temps, les balades pyrénéennes se réduisent à la lecture des magazines et des guides ou à l’observation silencieuse des montagnes depuis la maison…Elles me semblent si proche et si loin en même temps. Mes nouveaux chemins me guident vers la maison, le mariage, l’adoption. Aventures, aussi complexes qu’enrichissantes, notamment l’arrivée des enfants : la préparation de leur arrivée, leur rencontre, les échanges dans leur langue maternelle, leur évolution, voir ce qu’ils sont devenus dans cette vie qu’ils n’ont pas choisie. Être là pour eux, même en « substitution », a été un de mes plus grands challenges.
L’appel des montagnes et des crayons
Peu à peu, mes pas retournent sur les chemins, pour une journée de randonnée, de raquettes à neige, ou encore de trail. La semaine se fait attente de la prochaine balade, des prochaines vacances, des prochains voyages.
Le dessin et l’écriture reviennent aussi à moi depuis quelques temps : retour aux sources. Les virées en nature ouvrent les portes de l’inspiration où s’engouffrent mes crayons et mes plumes. Je crée mon auto-entreprise en mars 2017, pour vendre des cartes postales illustrées et calligraphiées.
Août 2017. C’est une évidence : je veux vivre et travailler dans les Pyrénées, dans le Val d’Azun. Un coup de foudre, au sens propre et figuré : une nuit en tente sous trois orages a suffit, les paysages du lendemain même nuageux ont confirmé. Les magazines et les guides reprennent vie sur les chemins, me donnent accès à mes rêves. Je marche, je cours sur les sentiers, je m’imprègne des paysages, de l’énergie des montagnes. Je les dessine et les peins pour continuer de les ressentir, les vivre. En rentrant, voir les montagnes depuis mon bureau ou la maison n’est plus signe de magie, mais de nostalgie. Un seul désir reste accroché aux sommets : y vivre.
Nouvelle vie
Juillet 2020 : une opportunité de virage professionnel apparaît. La lumière s’allume, une chaleur m’envahit : je sais. Ni réflexion, ni décision. Un ressenti. Le reste viendra et s’accélérera les jours et semaines qui suivront, jusqu’à l’entrée en formation de graphiste, et l’arrivée dans les Pyrénées, enfin, un an plus tard.
Une partie de mon rêve se réalise. Il n’y a plus qu’à me régénérer, trouver la maison dans le Val d’Azun et développer mon entreprise. Je suis maintenant artiste peintre et graphiste. Dessiner n’est plus seulement un loisir mais aussi mon métier. Mon tout premier client est dans le Val d’Azun : le camping du « coup de foudre ». Un signe ?
Mais au fil de l’installation, une part de mon rêve s’éloigne, mon entreprise peine à prendre son départ, mon esprit reste dans les nuages de l’été 2023.
Je m’accroche à ma montagne. Mon environnement m’apporte l’air et l’énergie dont j’ai besoin. Des amitiés naissent, je construis mon réseau professionnel, je m’intégre dans le territoire, on identifie mon entreprise, ce que je crée. J’apprécie la diversité des projets que je réalise : du logo aux cartes postales, jusqu’au livre illustré ou le site internet. Mes clients sont ravis de mon travail. J’ai à cœur de créer ce qu’ils n’osent imaginer, de raconter leur histoire avec mes crayons.
L’écriture
Dans ces méandres, j’ai retrouvé un désir caché : devenir écrivain public. Une idée de longue date, un ressenti plus qu’un projet précis. Écrire pour d’autres personnes m’attirait et semblait naturel.
Juin 2024 : je m’inscris à une formation d’écrivain biographe. La magie est de retour, nouvelle évidence. J’imagine produire des livres biographiques illustrés.
Mon chemin
Parfois on ne peut expliquer pourquoi on veut faire telle activité, apprendre telle langue, aller à tel endroit, on aime telle personne. Lister les pourquoi est impossible car tout est évidence. Cela reviendrait à restreindre une envie, une passion, un élan à une liste de critères, de conditions, exhaustive et forcément incomplète, à poser une limite, un cadre là où il ne peut y en avoir.
Aujourd’hui, je veux continuer de vivre des challenges, de ceux que l’on choisit, pour lesquels on ne peut qu’être soi. Mon plus beau challenge aujourd’hui est de vivre dans le val d’Azun, de mon activité, partager les histoires et émotions de mes clients, écrire, dessiner ce que j’entends, ce que je vois, ce que je ressens, en profitant de ce grand jardin, vue sur les sommets.
Astrid Lecarpentier
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